Des éoliennes à Bizerte pendant que des journalistes brassent de l’air !

Salah Ben Omrane  le lundi  23 janvier 2012 à 13H 50

Récemment quelques gens de la profession du journalisme se sont élevés contre le premier ministre tunisien M.Jebali, lui reprochant d’avoir dressé une liste où figurent quelques noms de directeurs, qu’il avait choisis à la tête des principales entreprises du secteur de l’information. La télé, des journaux et l’agence tunisienne de presse étaient concernés par ces nominations. C’est l’histoire d’une vielle coutumes propre à la Tunisie où on aime tant avoir les principaux organes de presse cirer et lécher le bottes. La Tunisie peut manquer de lait , peut manquer de gaz mais ne manquera pas de cirage. Des journalistes ont crié au scandale en implorant le premier ministre de renoncer à sa démarche, qu’ils ont dit qu’elle était discourtoise et qu’elle se situerait dans le prolongement de l’action gouvernementale que la Tunisie a toujours connue.Contester c’est bien , mais qu’est ce qu’ils ont à démontrer , ou qu’est ce qui les distingue pour affirmer, qu’eux les masses de journalistes ne sont plus dans le prolongement des anciennes pratiques, d’avant 14 14 janvier 2011 ? Qu’y a-t-il véritablement de neuf à part le changement de noms dans certains carnets d’adresses ?

  Des journalistes qui veulent être indépendants et qui veulent être dirigés par des directeurs qu’eux mêmes désignent. Pourquoi pas ? C’est tout à fait légitime comme demande et cela devrait exister. Mais malheureusement la véritable indépendance des journalistes ne se décrète pas. L’indépendance relève de la morale, même si elle doit être formulée contractuellement. Des exemples ahurissants de journalistes, qui se confortent dans l’immoralité, alors qu’aucun contrat ne les oblige à être dépendants, sont très nombreux. Le constat est inchangé: le journaliste tunisien est souvent attiré par le sensationnel , tenté par l’évènementiel , le fait divers, les résultats des matchs et il est peu réputé pour être le journaliste d’enquête ou d’investigation. Lorsqu’on voit dans les réunions de journalistes depuis le 14 janvier 2011, que l’objet qui fascine la majorité des journalistes est la possession de la carte professionnelle de journaliste , c’est à dire l’accréditation , on peut aisément comprendre où se situent les journalistes . Une carte de presse ne fait pas du journaliste un individu plus respectable ni plus soigneux dans l’éthique de son métier. Une carte est certes un privilège .Elle permet des entrées ,des fois des passe droits , voire à certains de proférer des menaces, mais elle reste l’emblème d’une presse aux ordres chez une population schizophrène des coups de tampons et des copies certifiées conformes . Si les journalistes ne font pas leur révolutions en étonnant le public tunisien , en le respectant tout simplement, et en lui fournissant un travail digne de ce nom , on peut dire qu’il est prématuré de parler d’une nouvelle  presse tunisienne .

En réalité , je suis peu optimiste en lisant les informations qui sont à la disposition de tous par rapport à ce qui se passe réellement dans le pays. le décalage est maintenu et les journalistes ne sont pas les seuls concernés par la trahison du public , car elle est à l’échelle nationale. Il y a une espèce d’accommodement dans le mépris de chacun qu’éprouve envers les autres , le grand public. La révolution dont on ne cesse de rabâcher les oreilles est une chimère . Encore, on se moque de la population . Nombreux sont ceux qui continuent à le faire de l’endroit où ils ont été placés .

J’ai tenté de voir comment une information, à savoir la construction d’éoliennes dans la région de Bizerte , qui semble anodine, a été relayée à travers tous les organes de presse et les entreprises et autres institutions qui normalement sont concernés par ce fait . Je vous invite à voir comment cet évènement a été représenté pour les tunisiens , en Tunisie.  Vous pouvez consulter ce que vous voulez de ces organes et vérifier comment ils n’en parlent pas ou disent très peu sur cet évènement . Logiquement , un évènement d’une telle importance aurait pu être accueilli comme il se doit . De la manière dont il a été traité , vous pouvez comprendre le pourquoi , il est interdit de parler de révolution tunisienne.

Des éoliennes à Bizerte 

Une éolienne produit de l’énergie propre. Qui peut en douter ? Elle ne pollue ni l’air, ni le sol et ne produit pas de rejet ou de déchet nuisibles dans l’atmosphère. C’est pourquoi, l’énergie électrique produite par les parcs éoliens, est considérée aujourd’hui comme étant une des énergies des plus propres, des plus avantageuses et des plus respectueuses de l’environnement.
Deux parcs de 143 éoliennes sont prévus dans la région de Bizerte. Un à Metline  dans la délégation de Ras Eljebel et un deuxième à Kchabta, qui se situera entre Menzel Bourguiba (anciennement appelée Ferryville) et Utique. Il est prévu que ces deux sites doivent être raccordés au réseau électrique national. C’est une opération qui engendrera des modifications dans la configuration actuelle des sources d’énergie. Au résultat , le courant électrique sera encore plus à la disposition des citoyens en mettant au repos quelques générateurs qui fonctionnent avec du gazoil ou du gaz. De l’électricité propre qui fera figurer la Tunisie d’ores et déjà , parmi les pays qui adhèrent aux solutions les plus en pointe, les plus pacifiques, en matière d’écologie et la mettre encore plus à l’écart des querelles et autres batailles en ce qui concerne le recours au nucléaire par exemple, pour trouver des solutions dans le domaine de l’énergie « الشيء هذا ماهوشي آمتاعنا ».

Comment le projet est présenté ?

 C’est la STEG  ( Société Tunisienne d’Électricité et de Gaz) ,la plus concernée par ce projet en Tunisie , qui s’est chargée de diffuser l’information.  Voici son communiqué de presse :

Si vous voulez aller encore plus loin pour comprendre de quoi  il s’agit dans cette affaire , le site de la STEG , vous invite même d’ouvrir le fichier attaché  » Avis signature-STEG-CDC-FR-Pdf ».

Si vous n’arrivez pas à tout comprendre ,pas la peine de paniquer . Vous n’êtes pas tout seul.

Reprenons :

Il s’agit d’une signature d’un contrat de vente des crédits carbone entre STEG et CDC Climat Asset Management. Qui c’est CDS Climat ? Qui c’est  Asset Management ? Que font-il avec la STEG ? en Quoi ça les regarde l’électricité en Tunisie ? Qu’elle se fasse avec du gazoil ou de l’huile de foie de morue ! Quels intérêts ont-ils à filer du fric à la STEG pour financer les éoliennes ? Pourquoi Bizerte ? Ces européens ,privés ou publics, ont-ils si trop d’argent, à ne plus savoir quoi en faire dans une Europe qui ne connait pas la crise, pour venir le distribuer si généreusement en Tunisie ?

Pourquoi le projet n’est pas clair avec ces acronymes qui s’imbriquent ?

Les temps changent . Tout est devenu une affaire de montage à ne plus comprendre . Les services de presses se contentent de reproduire quelques éléments de langage . Même le brassage du vent est menacé. C’est peut-être le changement du climat de la planète qui veut qu’il soit ainsi . Avant, on pouvait se contenter de voir quelques girouettes éparpillées sur les toits pour nous rappeler que le vent tourne, que même les coqs se font embusquer et se font tourner en ridicule. Maintenant on a des éoliennes . Et derrière les éoliennes ,  il y a ramifications à retords difficilement à comprendre .Avant ,ce fût le temps des artisans . Des vrais artisans qui martelaient le zinc, le dressaient et le découpaient pour le rendre plus léger que l’air . C’était de l’art . Il n’y aura plus de Calder. Maintenant on a des techniciens spécialistes qui calculent le nombre de tours que peuvent faire les pales d’une éolienne en fonction de la force du vent et en fonction de sa structure ,si elle est en résine époxy ou si elle est en aluminium . Avant, ils en faisaient des objets d’illusion . Et ça marchait . Ils arrachaient l’émerveillement des enfants et le sourire des adultes chaque fois qu’une nouvelle brise débarque . Maintenant , elles sont gigantesques , et doivent peiner pour dégager quelques kilowatts . Les anciens artisans de ces girouettes étaient des farceurs mais ils restèrent des artisans ingénieux et honnêtes . C’est le cas encore des artisans en Tunisie. mais , ce ne seront pas des artisans tunisiens qui construiront ces éoliennes. Et sur ce genre de point, on ne fait pas trop de vent. Ce genre de questionnement se fait broyer par les pales de la langue de bois et des éléments de langage.

Qu’apprend-on à travers ce communiqué ?

On apprend qu’un contrat a été signé entre des acronymes : STEG et CDC Climat Asset Management.  Pas plus de détails sur ce qu’il y a derrière ces acronymes ,mis à part la STEG que tous les Tunisiens connaissent et s’en souviennent à chaque fois qu’ils payent leur redevance télé.

On lit dans le communiqué ceci :

« La signature de ce contrat à l’issue d’un Appel d’Offre International, vient conforter la mise en oeuvre de la politique énergétique et environnementale de lutte contre les changements climatiques dans laquelle la Tunisie s’est engagée depuis la ratification de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) en juillet 1993 et le protocole de Kyoto en juin 2002. Cette opération confirme l’engagement de la STEG dans le développement et la promotion des énergies nouvelles et renouvelables en
Tunisie. »

On apprend donc qu’il y un engagement de la STEG pour lutter contrer les changements climatiques . On apprend que l’initiative de construction d’éoliennes vient tout d’abord de la STEG. On apprend que la STEG , avant de procéder à la construction des éoliennes a lancé un appel d’offre international. Il est sous entendu que la STEG ne s’est pas lancée dans la construction de ses parcs avec ses propres moyens ,sans piper un mot sur ses propres ressources ou ses propres possibilités en faisant ce projet en toute indépendance . Comme s’il était évident que la Tunisie ne soit pas capable d’assurer toute seule la construction d’un tel projet . C’est ce qui n’est, ni dit ni expliqué ,dans le projet contrat .

Qu’apprend-on à travers la presse  ?

La TAP titrait le 5 janvier « Vente conclue des crédits-carbone de l’éolienne de Bizerte »
Les deux drapeaux (tunisien et français) côte-à-côte , puis, on lit ceci:
« TUNIS, (TAP) – Un contrat de vente des Unités de Réduction Certifiées d’Émission (URCE) générées par la centrale éolienne de Bizerte , a été conclu ,dernièrement ,entre la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) et CDC Climat Asset Management , société française de gestion dédiée aux actifs carbone … »

La TAP, agence de presse nationale ne fournit pas davantage d’explications sur le charabia qu’on trouve dans le communiqué de la STEG. Elle reprend mot pour mot les phrases dans le communiqué et les livre tel quel aux lecteurs et autres journaux reproducteurs de l’info.

Aucune explication sur les énigmes qui entourent l’opération. La presse en général, comme à son habitude lorsque l’information provient des structures étatiques, elle s’est contentée de jouer le rôle de passeuse . Avant le 14 janvier 2011 était ainsi et après cette date , le changement se fait attendre .

Nous savons juste :

– qu’il s’agit d’un projet de 143 éoliennes .

– Qu’il y a deux sites dans la région de Bizere d’une puissance de 190 MW mégawatts par an.

– Que le projet va générer 660 GWH gégawatts l’équivalent de 160 kilotonne de pétrole .

mais nous n’avons pas d’information sur ceci :

– Que signifie les URCE : Unités de réduction certifiées d’émission ?
– Qu’est le CDE Climat Asset Management (entreprise française de gestion des actifs carbone filiale de la Caisse des dépots ) ?

– Que signifie Proparco (organisation financière privée) : dite Institution financière d’une agence  AFD,
– Qu’est l’AFD , agence française de développement ?

– Qui sont AFD et Proparco , propriétaires de CDC ?

– Les conditions de la vente par la STEG à CDC et Proparco des crédit carbone .

Pas d’explication ? Voyons le ministère !

Quel est le ministère  qui est concerné par ce projet de parc d’éoliennes  à Bizerte ? Comment il présente le projet dans le cadre de ses prérogatives ministérielles ? Comment il intervient ?

Le Ministre des Finances  sous la tutelle de M. Houcine Dimassi :

Portail du ministère des finances

Portail du ministère des finances

Pas un mot !

Ministre de l’industrie et du commerce de M. Mohamed Amine Chakhari ?

Ministère de l'industrie et du commerce

Pas un mot !

le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique  M. Moncef Ben Salem ? Rien ! Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires Etrangères, chargé des Affaires Européennes , M. Touhami Abdouli ? Rien ! Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Investissement et de la coopération internationale, chargé de la Coopération internationale , M. Alaya Bettaieb ? Rien non plus !

le Ministre des Affaires Religieuses , M. Noureddine Khademi ? On ne sait jamais? Rien !

Totems île de Pâques

Le Ministre de l’Environnement de Mme Mamia El Banna ?


Pas un mot sur le projet ! Il y a bien une photo d’éoliennes . Pourtant ,il n’ y pas une ligne , pas un mot sur le projet de Bizerte .Malgré les nombreuses rubriques du site ministériel : « L’environnement en Tunisie », »Le développement Durable », »Les ressources et les milieux naturels », »L’énergie », »Les trois conventions cadres de RIO », »Cadre de la vie, prévention et lutte contre la pollution », « La mise à niveau environnementale », « Le cadre législatif et institutionnel« , « Communication et éducation durables », « La communication environnementale », « Sensibilisation et éducation environnementales »,  » L’action associative » etc…  Rien sur le sujet . C’est comme si le ministère de l’environnement n‘est pas concerné par le sujet des éoliennes de Bizerte.
Rien sur le projet

Que disent les partis politiques sur cette affaire ?

Nous avons plus que cent partis politiques en Tunisie .Malgré cela aucun parti politique n’en parle .Nous avons surtout deux partis dédiés exclusivement à l’écologie et à la défense de l’environnement et aucun des deux, n’en a parlé. Il faut dire, qu’il est vrai que les élections sont finies et que traditionnellement un parti politique en Tunisie sert exclusivement à obtenir un siège au pouvoir . C’est une culture , un tradition pour arriver au pouvoir et ce n’est pas quelques misérables de Kasserine , de Tala ou de Sidi Bouzid qui vont croire qu’il ont fait une révolution pour changer les mentalités ou qu’ils vont apprendre aux politiciens rodés à faire de la politique .

Les partis verts ?

Le site de la Tunisie verte de Abdelkader Zitouni est carrément fermé tandis que le second parti : Le parti des verts de Mongi Khammasi , est muet sur cette affaire

 

De quoi s’agit-il alors ?

Voici un document audiovisuel de présentation de CDC Climat par son propre Président du Conseil d’Administration : Pierre DUCRET:

Donc , nous avons une banque française de l’État qui s’appelle la Caisse des dépôts qui a créé la CDC climat en 2010 . La CDC climat est devenue l’organe financier qui régule l’argent et les chiffres quotas qui se rapportent à la nouvelle réglementation en matière des émissions de gaz en dioxyde carbone . C’est une réglementation internationale qui est devenue obligatoire depuis que le traité de Kyoto a été ratifié le 16 février 2005. C’était un protocole d’accord qui a commencé en 1995 , le temps que les pays signataires se mettent en conformité avec la la nouvelle convention pour enfin devenir effectif et applicable à tous les pays qui ont accepté de le signer sauf les États unis et l’Australie .Ces deux pays industrialisés ont vu de mauvais oeil les nouvelles normes qu’ils considèrent comme un frein à leurs développements industriels .

La CDC doit gérer les quotas parts , telle un banque, entre pays qui dépassent les quotas en émission de gaz tolérée et d’autres pays qui ne sont pas au seuil de la limite d’atteindre le plafond maximum en émission de gaz carbonique .
La CDC se doit d’être neutre dans ses analyses. Elle se doit d’être indépendante du pouvoir public et des entreprises qui font des travaux sur le terrain dans chacun des pays où elle intervient. Elle est censée ne procéder qu’à des examens et des analyses .

Le marché international de quotas selon le protocole de Kyoto

Les pays dits développés ont des quotas qu’on désigne en UQA.

UQA signifie Unités de Quantité Attribuée .

1 UQA a pou équivalent 1 tonne de CO2.

D’après le protocole de Kyoto , chaque pays reçoit un droit d’émettre un certain nombre d’UQA par an dans l’atmosphère . Chaque pays , à chaque année spécifique ,a un seuil qu’il ne doit pas dépasser en nombre défini d’UQA . La Convention de Kyoto , qui a été signée par des pays qui ont accepté volontairement de la signer et de s’y soumettre, permet néanmoins la création d’un marché de ces UQA. Les pays entre eux peuvent s’échanger , en achetant ou en vendant les UQA.

En ce qui concerne la France , partie contractante avec la Tunisie pour les éoliennes de Bizerte , elle a un plafond de tolérance d’émission de gaz à effet de serre à ne pas dépasser qui est de l’ordre de  565 millions de tonnes de CO2 par an, sur la période de cinq ans 2008 à 2012 .

Elle doit , au 1er janvier 2012 , pendant la nouvelle période de cinq ans , remettre autant d’actif d’UQA que ce qu’elle a produit pendant les cinq dernières années . C’est l’intérêt pour lequel elle avait répondu favorablement à l’appel d’offre international de la STEG pour la réalisation des éoliennes . C’est également l’intérêt pour lequel le contrat de transfert d’UQA ait eu lieu le 5 janvier 2012 , au début du nouveau cycle défini par la convention de Kyoto et pas avant .

Quelques acronymes :

MDP :  Mécanisme pour un développement propre .

URCE (Unité de réduction certifiée des émissions.

CER: Certified Emissions Reductions

Voici le schéma du fonctionnement de la mécanique de transfert des UQA ,tel qu’il est représenté par CDC climat :

schéma du marché représenté par SDC climat

En résumé ,Les UQA s’échangent entre pays . Un industriel dans un pays étranger achète par exemple 150 quotas de gaz à effet de serre à la STEG en Tunisie , il transfère son équivalent 150 quotas en moins au pays où il se trouve . Cette opération est conforme à la convention Kyoto. Ceci ,moyennant des avantages financiers pour le pays ayant accepté de rétrocéder son ‘droit de polluer » l’atmosphère.

Drôle de transaction entre pays pollueurs professionnels et entre pays amateurs !

Qu’est ce le protocole de Kyoto ?

C’est un protocole qui réunit 168 pays dont la Tunisie et la France. Il est entré en vigueur en 2005 et il vise à réduire la période de cinq ans entre 2008 et 2012 de 5,2% le volume d’émission de gaz à effet de serre , dont 6 qui ont été recensés comme étant toxiques pour l’atmosphère : Il y a le dioxyde de carbone , le dioxyde d’azote , le méthane, et trois substituts des chlorofluorocarbones .l’année 1990 a été fixée en année de référence . Il a été entendu entre participants que les mesures faites par les experts scientifiques mondiaux , en cette année 1990 que le seuil de pollution tolérable était atteint. Entre temps ,plusieurs conférences ont eu lieu à travers le monde pour s’entendre sur les procédures qui doivent être respectées entre pays pour éviter le pire.
Quelle est la principale crainte des occidentaux qui se trouvent être les pays industrialisés? Ces pays se sont aperçus que certains pays émergents tels l’inde et la chine ont connu au début des années 90 une montée en croissance de leurs activités économiques industrielles. En peu de temps, ils sont devenus de sérieux concurrents au niveau industriel au point de menacer sérieusement l’économie, qui depuis la révolution industrielle à toujours été jalousement sauvegardée dans les pays occidentaux notamment l’Europe . La crainte de l’émergence des pays de l’Est de l’Europe , depuis l’abolition du Berlin a renforcé l’inquiétude des pays occidentaux. Si en matière de nucléaire , il est possible de brandir des menaces et des mesures de rétorsions contre les pays qui font la même chose que certaines puissances occidentales, en se dotant de la puissance par le nucléaire, il est quasiment impossible d’en faire autant avec l’usage du pétrole, pour le réserver qu’au seuls pays déjà inscrits dans le club des riches et puissants. Il fallait donc inventer un système qui ne soit pas fondé sur un concept sécuritaire mais qui se fonde sur le concept moral . Il était devenu indispensable de brouiller les pistes pour que le système de dissuasion ne soit pas gros , voyant et grossier. La préservation de l’atmosphère, en évitant de perturber le cycle climatique a été trouvé . Un joli prétexte qui fait palpiter les coeurs de tous les humanistes de la planète. De nombreux spécialistes , scientifiques et cinéastes ont fait le tour du monde dans les années 90 pour lancer les appels d’alerte moralisateurs et vendre le nouveau concept telle toute autre vulgaire marchandise ou produit de consommation . Mais , il est difficile pour les pays occidentaux d’interdire aux nouveaux pays émergents de se lancer dans la course du développement industriel . Sur quel fondement plausible ? Il est difficile de leur faire la morale sur la pollution de l’atmosphère tout en étant les mauvais élèves et les mauvais exemples. Finalement après différentes conférences et débats variés, l’arme fatale pour empêcher les pays émergents d’entrer dans la compétition mondiale a été trouvée : Pour les empêcher « de polluer », autrement de s’industrialiser. Les pays riches ont inventé le droit de leur acheter  « le droit de polluer ». C’est ingénieux et c’est Kyoto ! 

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4 commentaires pour Des éoliennes à Bizerte pendant que des journalistes brassent de l’air !

  1. Esssech dit :

    Chapeau bas.
    Merci pour cet effort et cette analyse.

    Vivement la révolution journalistique en Tunisie.

  2. mutu dit :

    Après ce très long et fastidieux article, finalement je n’en sais pas plus que si j’avais lu un mauvais article d’un mauvais journaliste. Beaucoup de bavardage pour pas grand chose.

    • Il existe et il existera toujours des Hegel au comptoir du bar du coin, pour décréter qui est le bon journaliste ou recommander le bon article. Il vous a certainement échappé que vous avez cru devoir faire face à un article simple mais, vous avez découvert qu’il était fastidieux à la fin. Désolé pour la peine infligée aux neurones. C’est une erreur d’adresse fréquente chez les Hegel du bar du coin.

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