Yazaki -Om Larayes, drame japonais en un seul acte

Salah Ben Omrane le 04 janvier 2012 à 12:20

« Pierre qui roule n’amasse pas mousse »  転籍苔を生ぜず.

Rien n’interdit à le bourgeois l’investisseur nippon de pratiquer la mesure radicale: la coupe, avant que la gangrène la contestation  ne ronge tout le corps. Du côté salarial, rien n’oblige les employés d’une entreprise d’avaler toutes les couleuvres d’accepter toutes les conditions de travail sans réagir, sous prétexte que l’employeur promet que demain il y aurait des jours meilleurs. Mais le mot de la fin, dans ces combats rapports de force entre salariés-patrons, qui sont une lutte permanente surtout en Tunisie partout dans le monde, revient à celui qui a l’avantage de posséder elflouss le capital. Rien ne  l’oblige d’adhérer, contraint et forcé, d’accepter les règles que lui dictent ses salariés qui sont sales et ils ne  savent même pas parler vindicatifs. Pour qu’un salarié tunisien tire véritablement un avantage réel du bordel remue-ménage politique que vît la Tunisie depuis les berbères en ce moment, il faudrait que le patron en face ait construit son entreprise sur une fondation solide, non artificielle grâce à une manipulation ou un avantage accordé par Ben Ali, Leila ou Belhassen le fait d’un prince qui se trouve actuellement en fuite ou par le geste d’un membre de son clan qui soit en ce moment dans une cellule en attente de son jugement. Si on remonte le temps jusqu’à l’ère de Bourguiba et de Wassila, époque qui avait ses  pistonnés devenus patrons privilégiés, peu d’entreprises tiendraient le choc à l’examen de probité et d’assurance que le montage s’est fait en toute régularité suivant les normes et les critères légaux et dans une transparence totale. Autrement, tout patron aujourd’hui, il est de son droit de refuser de gouter aux saveurs et aux subtilités qui caractérisent les insultes et les dégage le dialogue passionné quand le peuple rêve croit qu’il vient d’avoir le pouvoir. La croyance n’étant jamais interdite, elle est même encouragée depuis l’émergence des salafistes  peu, il ne reste plus qu’à agrandir les mosquées le réceptacle qui va cueillir les déceptions. Ce n’est qu’ainsi que peut se rétablir l’équilibre naturel dans l’ordre des choses. Yazaki  n’est pas prêt à péter un câble ! Il lui a suffi de lever de poser le doigt sur le disjoncteur. 

La décision de Yazaki de fermer une de ses cinq implantations en Tunisie d’Oum Larayes, a  eu pour effet immédiat la mise au chômage technique plus de quatre cent ouvriers. Elle a surpris en premier lieu les concernés par la perte de leur travail, qui sont les salariés de cette unité de fabrication, spécialisée dans le câblage électrique pour véhicules à destination d’une clientèle répartie dans toute l’Europe.

Ces salariés avouent estiment que la fermeture de l’usine, réponse patronale coup sur la tête inattendue, est du hors jeu tout à fait visée juste là où ça fait mal disproportionnée à leurs revendications et aux moyens ridicules à faire rire qu’ils avaient engagés pour les faire valoir. Ils affirment qu’à aucun moment, il n’y a eu un arrêt total du travail au point de compromettre sérieusement quoi que ce soit, au point que la décision de sa fermeture devienne imminente.

Ils disent qu’ils étaient partis naïvement réclamer la titularisation des employés qui ont plus de deux ans d’activité maison et pour percevoir une part des bénéfices sous forme d’une prime de fin d’année 俸給 qui devrait être distribuée à chacun, au prix de leurs efforts et que pour se faire entendre, ils croyaient que c’était dans la poche  ils ont eu recours au moyen bête et sans aucune originalité classique vindicatif qu’est le débrayage 怠業 sans, s’absenter de travailler ni déserter le lieu de travail.

Pour Yazaki, les choses se présentent d’une manière sans discussion différente. Cette entreprise qui les exploite emploie, a trouvé qu’il s’en était trop avec ces débrayages pas courageux pour se mettre véritablement en grève répétés. La direction dit avoir tenté vainement de les menacer trouver une issue, un compromis pour éviter par le moyen du chantage de la discussion et des ordres de la négociation, avant que le climat à l’intérieur de l’usine ne se dégrade. Son souci était travaille et ferme-la que la cadence dans le rythme de production ne soit pas interrompue. Elle dit que la continuité dans le travail  勤労 ne l’empêchait d’envoyer les doléances à la poubelles d’être à l’écoute. Elle dit que les interruptions intempestives de la productions constituaient une entrave à la bonne marche de l’entreprise et compromettait les bénéfices ses engagements auprès des clients tiers. Après la fermeture, elle a annoncé que son  bénéfice  depuis 2009 devoir dédommager un de ses clients en conséquence du retard, accusant ainsi les cessations de travail qui, dit avoir saboté compromis son calendrier de production 赦免.

Au final, Yazaki a préféré foutre le camp se retirer du conflit dont elle ne voyait ni son intérêt ni l’issue. Elle a pris sa revanche acte de l’action de ses salariés, estimant qu’elle entravait sa production, et a pris la décision de donner exemple aux quatre autres unités de baisser définitivement les rideaux de l’entreprise 罷免.

L’affaire a immédiatement été rapportée par les médias et a pris une proportion d’un ordre national. Très vite elle était devenue l’évènement en copié-collé majeur qui occupait la presse au lendemain de la fermeture de l’usine. On a pleuré parlé aux premières heures qui ont suivi la fermeture, de fouteurs de troubles et inconscients plus de deux milles salariés mis à la porte et du départ définitif de Yazaki de la Tunisie. Il a fallu attendre le passage de la première vague d’informations erronées pour qu’on puisse s’apercevoir que les vagues qui suivaient apporter quelques  précisions : Le chiffre exact du nombre de salariés mis sur le carreau a été revu la baisse. Il a été divisé par quatre, en le réduisant à mois de cinq cent salariés concernés. La direction de Yazaki s’est justifiée a nuancé ce qu’on lui attribuait dans un communiqué rendu public, faisant apparaitre que sa leçon de conduite adressée à ceux qui lèveront la tête ailleurs sa décision n’était pas si brutale qu’on lui reprochait , mais qu’elle a été prise à l’issue d’une mûre réflexion faisant le constat d’une situation pourrie qui s’est dégradée progressivement qui est partout sur les routes et ailleurs n’est pas qu’interne à l’entreprise.

Si le cas de Yazaki  n’a pas été noyé dans la pile des autres problèmes et qu’on en a parlé, cela ne signifie pas forcément que les pouvoirs publics ont bossé sur le dossier s’y étaient attelé à la tâche pour éradiquer le mal à la racine. En effet, d’autres entreprises ont menacé de quitter la Tunisie du mal à sortir de la crise en dépassant le cap de la confrontation entre salariés grévistes et unités de productions dans d’autres secteurs de l’économie.

Cet état de conflit larvé qui ronge le pays ,n’a pas l’air de secouer outre mesure les autorités qui où ça ? de tutelles de l’État trop occupées à se regarder le nombril prise par les caméras en direct grands travaux de l’Assemblée constituante et la formation du gouvernement. Rien n’a encore été fait dans l’urgence pour stopper la fuite l’hémorragie de ces fermetures d’entreprises, qu’elles soient à capitaux nationaux ou internationaux. Rien n’a encore été décidé pour couper court au cycle spiral dans lequel on a laissé les entreprises et les salariés, à se taper dessus face-à-face, régler leurs comptes différents. Comment peut-on penser un instant qu’en réclamant un cessez le feu une trêve de six mois, que sur de simples paroles prononcées par le président Moncef Marzouki, que les protagonistes allaient ranger les armes obtempérer et jouer le jeu en se calmant ?

Est-il nécessaire voire même utile d’aller prier démarcher à l’extérieur des frontières, à la recherche de nouveaux pigeons investisseurs alors qu’à l’intérieur du pays en parallèle nous faisons démonstration d’un salon permanant, à ciel ouvert, dans lequel il y a  des confrontations quotidiennes entre salariés et entreprises  qui mettent la clef sous la porte  inquiètes ?  

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4 commentaires pour Yazaki -Om Larayes, drame japonais en un seul acte

  1. Adel Majri dit :

    الخصام بين العمال والأعراف لن ينمحي أبداً ، وهو حسب رأيي صحي بل إن اختفاءه مرضي وغير عادي . المعضلة هي في إبتزاز الشركات للساسة ، أي للدولة وهو المحور الرئيسي للمقال ، ليس في تونس و دول العالم الثالث فقط بل في جميع ارجاء المعمورة . هذا الوضع مريب وغريب كثيراً لأن حجم هذه الشركات ، التي بإمكانها تحويل وحدات انتاجها بسرعة إلى الخارج ، بالنسبة للشركات الإخرى المرتبطة بالسوق وبالبنية التحتية المحلية ، ضئيل جداً ،على مستوى التشغيل كما الدخل . رغم ذلك فإن هذه الشركات تخضع الدولة المضيفة لأوامرها وتبتزها إبتزازاً جد وقح . مساعدها الجليل هي الصحافة و الإعلام !ذلك الإعلام الذي يشتغل لمن يدفع أكثر ، لا يهم لمن !الأخلاق والمصلحة العامة مفردات مجهولة لديها !!

    • في الواقع ، غالبا ما تكون المصلحة الوطنية مفقودة أمام الاعتبارات السياسة بالنظرة القصيرة البعد.
      الدول مثل تونس لا تملك إلا خيار واحد بدون نقاش يقدمه العارض : قبول الشركات كما هي أم لا .
      في حالة القبول هذا يخفف من مشاكل البلاد الإقتصادية و الإجتماعية بشكل مؤقت من خلال خلق فرص العمل القليلة ، وجلب بعض العملات كدواء مهدئ الألم ولكن لا يوفر الشفاء.بل العكس ينقلب إلي الإدمان.
      فهي سياسة اقتصادية خطيرة جدا :
      – لانها تعرقل طموحات الشباب في التشغيل و التكوين المهني والواجب أن تكون علي أسس صحيحة و بعيدة الأفق .
      – لانها تجعل البلاد تعتمد على أوامر الآخرين من الخارج .
      – لأنها لا تتطابق مع أي تخطيط للتنمية الاقتصادية المتركب على أسس صحيحة و يجب أن يكون التخطيط باعتبارات سياسة على المدى الطويل .

  2. Adel Majri dit :

    هذا الأسلوب في الكتابة لم أشاهده في حياتي قط . هل هو من ابتكارك ؟ أم محاكاة ؟ إن كان من ابتكارك فعليك بالإسراع بتسجيله واعطائه إسماً !! نص ممتاز جداً !!

    • بعدما كتبت النص و قبل ثانية من نشره أتتني الفكرة في الأسلوب . التردد في كتابة كلمة هو ما جعلني أعيد الكتابة كلها. سيكون ابتكارلما أراه عند الغير.

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