« Le gentil » gouvernement sortant en Tunisie qui se venge contre « le petit » peuple

Salah Ben Omrane  07 mars 2013 10:24

  Il y a des faits qui se passent d’explications ou de commentaires car ils constituent à eux seuls le sens de l’exercice du pouvoir suivant une vielle mentalité, pas élégante du tout: Après moi, le déluge!

    La hausse des prix des carburants à la pompe, que le gouvernement sortant vient de mettre en place, illustre parfaitement cette façon vile et honteuse de quitter le siège ministériel à pouvoir.

  Depuis le 05 mars, l’ essence super sans plomb  est au prix de  1,570 dinar/litre  (Il était à 1,470 depuis le 02/09/2012) et le  gasoil  est à  1,170 dinar/litre  (Il était à 1,090 depuis le 02/09/2012)

    Après un tel geste, on ose se demander encore pourquoi « le petit peuple » se méfie des hommes et femmes politiques quand ils goutent aux délices du pouvoir et amassent les fruits et butins afférents aux sièges. Ce geste ne fait que renforcer leur méfiance vis-à-vis des politiques et il leur donne raison dans le cas présent, face à « un cadeau de départ »si précieux en intentions « aimables » envers le peuple  et si joliment présenté .

   La réponse est là! Une telle augmentation qui intervient juste au moment où les ministres quittent leurs fonctions, c’est pas beau du tout. C’est laid et moche! Cela fait tâche. Cela jette le discrédit sur l’ensemble des actions du ministre concerné par l’augmentation, depuis le jour où il a exercé le pouvoir, et cela va jusqu’à discréditer ses semblables.

   User d’un tel pouvoir de nuisance contre le peuple et dans ces conditions, amène à prouver qu’on n’a pas été suffisamment courageux de faire intervenir l’augmentation ou de la justifier  durant l’exercice courant du ministère, avant qu’il ne devienne démissionnaire. Autrement, cela porte un nom : De la vengeance ! Une vengeance contre le peuple. Car avec une augmentation du prix du carburant, on est à peu près sûr de garantir une augmentation unilatérale de tous les prix des produits de première nécessité, par effet de  dominos qui fera valser les étiquettes. Au bout de la chaine il y aura une perte du pouvoir d’achat en conséquence de l’augmentation du coût des moyens de subsistance. Les faibles souffriront et la classe moyenne limitera ses achats. Cela s’appelle de la politique inflationniste organisée. Les seuls qui trouveront leur comptes en achetant leurs oeufs , leur viande et leur essence sans se soucier des augmentations des prix, sont ceux qui gagnent plus que 3000 dinars par mois . Et pour cela, il faut être ministre !

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