Kaïs Saïed à la baguette au cours de la formation du nouveau gouvernement

Salah Ben Omrane   23 août 2020  à 13:15

Le président Kaïs Saïed a chargé Hichem Mechichi de former le nouveau gouvernement. l’heureux élu du président a du pain sur la planche. Le contexte n’est pas facile et il serait impardonnable de semer dans une terre ingrate.

On est tous d’accord. Pas de baguette magique pour répondre aux inquiétudes des Tunisiens en ce moment. Les incertitudes et les interrogations ne cessent pas de fermenter.

C’est un instant crucial pour le président de la république qui doit être au four et au moulin : à savoir suivre de très près la composition du nouveau gouvernement tout en dirigeant simultanément et sans flagrance tous les ministères tel un chef d’orchestre avec une baguette invisible.

Kaïs Saïed est dans l’attente de la bonne cuisson de sa deuxième vraie fournée de formation gouvernementale depuis qu’il est à Carthage. Il a bien raison de faire dans la délicatesse car à mal enfourner on fait les pains cornus

La composition d’un nouveau gouvernement est une tâche délicate. Il ne suffit pas de tamiser parmi les triés, les potentiels et futurs ministres qui sont pétris de bonnes intentions, Il faut qu’ils soient à la fois croustillants, moelleux et tendres tout à la fois.

Il faut que le président du gouvernement veille au grain à ce que les ministres ne soient pas croustillants en toute circonstance, comme le pain dur qui casse les dents, ni trop souples et moelleux tels des épis de blé qui se couchent au sol au moindre coup de vent.

Le principal défi du gouvernement serait d’être suffisamment protégé par une enveloppe extérieure couleur brioche, dure légèrement enfarinée, et contenir à la fois assez d’air en créant des bulles et assez d’espaces poreux pour que tous les ministres puissent respirer.

Il faut de l’élasticité chez les ministres, du relief et de la bonne mie. Sans la mie pas de bulles vides et sans les bulles vides pas de mie. Il faut un gouvernement talentueux, exceptionnel, pas un mièvre qu’on acquiert pour une bouchée de pain et dont on devient impatient de le voir déguerpir.

Laisser germer les bonnes idées chez le nouveau chef du gouvernement. C’est fondamental de faire lever la pâte. Le laisser proposer véritablement ses goûts et ses choix, sans trop lui envoyer du souffle par dessus l’épaule.

Bien entendu le président de la république ne doit perdre aucune miette de toutes les tractations. Son Cabinet aussi, qui doit certes avoir les mains à la pâte ainsi que de veiller au grain au cours des entrevues et des malaxages. Nul pain sans peine !

 

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